Le Bulletin

Inscription à la newsletter

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 29 janvier 1907

t voilà. Il fallait s'y attendre. Mon journal attise les colères et la foudre des malfaisants. Certainement des bolcheviques ou des anarchistes. Je pencherai d'ailleurs pour ces derniers (à moins que cela soit le fait d'un mari jaloux, mais j'en doute), leur méfait est signé.

Une attaque à la bombe!

C'est typique anarchiste. Vous ne savez pas de quoi je parle?

Et bien regardez les commentaires de l'article intulé "Ephéméride". Ils l'ont saccagé! Les sagouins! Les météques!

 

Mais ils payeront, foi de Le Gros 1900. Cet acte de vandalisme odieux ne passera pas. Certains tirent sur Jaurès, mais d'autres tirent sur d'honnètes citoyens tels que votre serviteur. Mais je ne m'arrêterais pas là. Oh non! Certainement pas! Non Monsieur.


Vous n'étoufferez pas un cri qui vient de l'intérieur!

Po Na Ba Mboka Nionso... Pe Na Pikolo Nionso, ajouterons certains (mais ils se sont déjà reconnus).


Dès aujourd'hui je pars m'entraîner au stand de tir de Neuilly!

 

 

 

par Le Gros 1900 publié dans : Actualités
Lundi 28 janvier 1907

oi du 2 janvier 1907 concernant l'exercice public des cultes.

Merci à monsieur Aristide Briand, ministre des cultes du gouvernement Clemenceau, et à son projet de loi qui font énormément avancer les choses en la matière. 

 

Article premier.

Dès la promulgation de la présente loi, l'État, les départements et les communes recouvreront à titre définitif la libre disposition des archevêchés, évêchés, presbytères et séminaires qui sont leur propriété et dont la jouissance n'a pas été réclamée par une association constituée dans l'année qui a suivi la promulgation de la loi du 9 décembre 1905, conformément aux dispositions de ladite loi.

Cesseront de même, s'il n'a pas été établi d'associations de cette nature, les indemnités de logement incombant aux communes, à défaut de presbytère.

La location des édifices ci-dessus dont les départements ou les communes sont propriétaires devra être approuvée par l'administration préfectorale. En cas d'aliénation par le département, il sera procédé comme dans les cas prévus par l'article 48, paragraphe 1er de la loi du 10 août 1871.

Article 2.

Les biens des établissements ecclésiastiques qui n'ont pas été réclamés par des associations constituées dans l'année qui a suivi la promulgation de la loi du 9 décembre 1905, conformément aux dispositions de ladite loi, seront attribués à titre définitif, dès la promulgation de la présente loi, aux établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance dans les conditions déterminées par l'article 9, premier paragraphe de ladite loi, sans préjudice des attributions à opérer par application des articles 7 et 8, en ce qui concerne les biens grevés d'une affectation étrangère à l'exercice du culte.

Article 3.

A l'expiration du délai d'un mois à partir de la promulgation de la présente loi, seront de plein droit supprimées les allocations concédées par application de l'article 11 de la loi du 9 décembre 1905, aux ministres du culte qui continueront à exercer leurs fonctions dans les circonscriptions ecclésiastiques où n'auront pas été remplies les conditions prévues, soit par la loi du 9 décembre 1905, soit par la présente loi, pour l'exercice public du culte, après infraction dûment réprimée.

La déchéance sera constatée par arrêté du ministre des finances, rendu sur le vu d'un extrait du jugement ou de l'arrêt qui lui est adressé par les soins du ministre de la justice.

Article 4.

Indépendamment des associations soumises aux dispositions du titre IV de la loi du 9 décembre 1905, l'exercice public d'un culte peut être assuré tant au moyen d'associations régies par la loi du 1er juillet 1901 (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 12 et 17) que par voie de réunions tenues sur initiatives individuelles en vertu de la loi du 30 juin 1881 et selon les prescriptions de l'article 25 de la loi du 9 décembre 1905.

Article 5.

A défaut d'associations cultuelles, les édifices affectés à l'exercice du culte, ainsi que les meubles les garnissant, continueront, sauf désaffectation dans les cas prévus par la loi du 9 décembre 1905, à être laissés à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion.

La jouissance gratuite en pourra être accordée soit à des associations cultuelles constituées conformément aux articles 18 et 19 de la loi du 9 décembre 1905, soit à des associations formées en vertu des dispositions précitées de la loi du 1er juillet 1901 pour assurer la continuation de l'exercice public du culte, soit aux ministres du culte dont les noms devront être indiqués dans les déclarations prescrites par l'article 25 de la loi du 9 décembre 1905.

La jouissance ci-dessus prévue desdits édifices et des meubles les garnissant sera attribuée, sous réserve des obligations énoncées par l'article 13 de la loi du 9 décembre 1905, au moyen d'un acte administratif dressé par le préfet pour les immeubles placés sous séquestre et ceux qui appartiennent à l'État et aux départements, par le maire pour les immeubles qui sont la propriété des communes.

Les règles susénoncées s'appliquent aux édifices affectés au culte qui, ayant appartenu aux établissements ecclésiastiques, auront été attribués par décret aux établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance par application de l'article 9, paragraphe 1er, de la loi du 9 décembre 1905.

Article 6.

Les dispositions de la loi du 9 décembre 1905 et des décrets en Conseil d'État pris pour son exécution sont maintenues en tout ce qu'elles n'ont pas de contraire à la présente loi.

par Le Gros 1900 publié dans : Actualités
Mercredi 30 mai 1906

'Histoire est un éternel recommencement...

 

8 avril 1900 - Le crachat hors la loi
Désormais, il est interdit de cracher sur les trottoirs de Paris. L'hygiène et les bonnes moeurs gagnent du terrain. La réponse est immédiate, les murs de la capitale se couvrent d'affichettes sur lesquelles se lit un lapidaire : "où alors ?"

8 avril 2006 - Le pourrissage hors la loi
Désormais, il est interdit de pourrir le forum d'OB. Le conformisme et les bonnes moeurs gagnent du terrain. La réponse est immédiate, les pages du forum se couvrent de fils sur lesquelles se lit un lapidaire : "LPA"

par legros1900 publié dans : Actualités
Lundi 28 mai 1906

on Mr Eiffel, votre amas de ferraille ne nous fait pas rire. J'en veux pour preuve cette " Protestation des artistes ", lettre ouverte et adressée à M. Alphand, directeur général des travaux de l'Exposition universelle de 1889, à laquelle je m'associe.

Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu'ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l'art et de l'histoire française menacés, contre l'érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse tour Eiffel que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d'esprit de justice a déjà baptisée du nom de Tour de Babel.

Sans tomber dans l'exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au dessus de ses rues, de ses boulevards élargis le long de ses quais admirables, au milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le genre humain ait enfantés.

L'âme de la France, créatrice de chefs-d'œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres. L'Italie, l'Allemagne, les Flandres, si fières, à juste titre, de leurs héritages artistiques, ne possèdent rien qui soit comparable, aux nôtres et, de tous les coins de l'univers, Paris s'attire la curiosité et l'admiration.

Allons-nous donc laisser profaner tout cela ?

La ville de Paris va-t-elle donc s'associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d'un constructeur de machines, pour s'enlaidir irréparablement et se déshonorer ?

Car la tour Eiffel, dont la commerciale Amérique ne voudrait pas c'est, n'en doutez pas, le déshonneur de Paris ! Chacun le sait, chacun le dit, chacun s'en afflige profondément, et nous ne sommes qu'un faible écho de l'opinion universelle et légitimement alarmée.

Enfin, lorsque les étrangers viendront visiter notre Exposition, ils s'écrieront étonnés : « Quoi ! C'est cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner une idée de leur goût si vanté ? » Ils auraient raison de se moquer de nous, parce que le Paris des gothiques sublimes, le Paris de Jean Goujon, de Germain Pilon, de Puget de Rude de Barye, etc. sera devenu le Paris de M. Eiffel.

II suffit d'ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu'une noire et gigantesque cheminée d'usine, écrasant de sa masse barbare : Notre- Dame la Sainte-Chapelle, la tour Saint Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l'Arc de triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et pendant vingt ans, nous verrons s'allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, comme une tache d'encre, l'ombre odieuse de l'odieuse colonne de tôle boulonnée.

C'est à vous qui aimez tant Paris, qui l'avez tant embelli, qui l'avez tant de fois protégé contre les dévastations administratives et le vandalisme des entreprises industrielles, qu'appartient l'honneur de le défendre une fois de plus.

Nous nous remettons à vous du soin de plaider la cause de Paris, sachant que vous y dépenserez toute l'énergie, toute l'éloquence que doit inspirer à un artiste tel que vous l'amour de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est juste... Et si notre cri d'alarme n'est pas entendu, si nos raisons ne sont pas écoutées, si Paris s'obstine dans l'idée de déshonorer Paris, nous aurons du moins, vous et nous, fait entendre une protestation qui honore.

par legros1900 publié dans : Actualités

Recherche

blog loisirs et détente sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus